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Prospection B2B

Prospection email et RGPD

Oui, on peut prospecter par email en B2B en France. Non, ce n'est pas « envoyer une liste achetée et mettre STOP en bas ». Voici le cadre que Reboundly encode dans le produit — et ce qui reste de ta responsabilité.

Guide · mis à jour le 27 août 2026

Pas un avis d'avocat. Cette page décrit ce que le produit fait, et le cadre que la CNIL a rendu lisible pour la prospection B2B. Pour un cas limite (fichiers achetés, mineurs, santé, particuliers), prends conseil. La politique de confidentialité et les CGU font foi sur le rôle de Reboundly (sous-traitant) et le tien (responsable du traitement).

B2B n'est pas B2C

Vers un particulier, la règle de base est le consentement préalable. Tu n'écris pas à Madame Dupont pour lui vendre un abonnement parce que tu as trouvé son adresse. Vers un professionnel, à une adresse utilisée dans l'exercice de son métier, la CNIL reconnaît que l'intérêt légitime peut fonder une prise de contact — si tu restes pertinent, transparent, et que tu t'arrêtes dès qu'on te le demande.

Reboundly est pensé pour ce second cas. Si tu vends à des particuliers, tu sors du cadre pour lequel l'outil est construit. Les règles de consentement sont beaucoup plus strictes. À noter aussi : depuis le 11 août 2026, le démarchage téléphonique auprès des particuliers est interdit en France sans accord préalable. Ça ne rend pas le cold email B2C magiquement légal. Ça confirme juste que l'écrit, en B2B, est le canal qui reste praticable.

L'intérêt légitime, ce n'est pas « j'ai une liste »

Trois conditions, dans l'esprit des recommandations CNIL sur la prospection B2B :

  • Un lien raisonnable entre ce que tu vends et le métier du destinataire. Un expert-comptable contacté pour un outil de relance B2B, oui. La même personne contactée pour lui vendre des baskets, non.
  • Des données que tu as une raison d'avoir : site de l'entreprise, annuaire professionnel, salon, ancien devis, recommandation. Pas un fichier acheté à un broker dont tu ne peux pas tracer l'origine. Reboundly n'importe pas de listes achetées. Tu ajoutes tes prospects un par un.
  • Une information claire et un droit d'opposition simple. C'est le point que 90 % des outils US zappent, parce que le CAN-SPAM américain se contente d'un unsubscribe. Le RGPD demande plus.

Tu es le responsable du traitement. Reboundly est l'outil qui exécute : génération, envoi, suivi. C'est pour ça que la mention en pied d'email t'identifie toi, pas « Reboundly SAS ». On n'écrit pas à tes prospects en notre nom.

Ce que l'article 14 impose (et qu'un STOP ne couvre pas)

Dans une prospection à froid, les coordonnées ont été collectées indirectement : tu ne les as pas eues de la bouche du destinataire. L'article 14 du RGPD dit alors qu'il faut informer la personne — au plus tard dans le mois, et en pratique dans ce premier message. Un simple « répondez STOP » ne couvre que le droit d'opposition. Il manque :

  • l'identité du responsable (toi) et comment te joindre ;
  • la finalité (proposer une offre professionnelle, pas revendre le fichier) ;
  • la source des coordonnées ;
  • la durée de conservation ;
  • les droits (accès, rectification, effacement, opposition) et la CNIL.

Chaque email envoyé depuis Reboundly porte ce bloc. Il est construit à partir de ton identité d'envoi et de ce que tu as indiqué sur l'origine du contact. Conservation annoncée : jusqu'à opposition, et au plus trois ans sans réponse. Une réponse « STOP » désinscrit définitivement : le prospect n'est plus relancé.

Si ton outil d'envoi ne colle pas cette mention, tu la dois quand même. L'outil ne te décharge pas. Reboundly la met parce que l'oublier sur chaque relance, c'est exactement le genre de trou qu'on laisse « pour plus tard ».

Ce que le produit refuse, exprès

Le RGPD n'est pas qu'un paragraphe en bas d'email. C'est aussi ce que tu ne fais pas.

  • Pas deux séquences en parallèle sur la même personne. C'est un risque de délivrabilité, et c'est une forme de harcèlement déguisé.
  • Des volumes d'indépendant, pas d'usine. Cinq campagnes sur le plan gratuit, cinquante par mois en Solo, trois cents en Pro. On ne vend pas le spray-and-pray.
  • Pas d'accès à ta boîte mail. Les réponses passent par un Reply-To aliasé propre à la campagne. Reboundly ne lit pas le reste de tes emails. Moins de données collectées, moins de surface.
  • Un clic explicite avant l'envoi. Tu relis la séquence. Tu vois le destinataire et les dates. Rien ne part tout seul après une génération.

Sur la relance elle-même — le rythme, l'arrêt à la réponse, ce que les études d'outreach disent des 55–65 % de réponses sur les relances — voir relancer un prospect par email. Relancer n'est pas illégal en soi. Relancer quelqu'un qui a dit non, si.

Ce qui reste à ta charge

L'outil ne peut pas juger si ce prospect est pertinent. C'est toi qui choisis qui ajouter. C'est toi qui indiques d'où viennent les coordonnées. C'est toi qui assumes le contenu du message. Si tu colles une liste dont tu ne connais pas l'origine, Reboundly enverra quand même la mention légale — ça ne rend pas le fichier magiquement licite.

La politique de confidentialité promet une conservation des prospects « au plus trois ans sans réponse ». C'est la durée écrite dans chaque email. L'application automatique de cette purge est encore un chantier produit : ne pas le cacher. En attendant, tu peux supprimer un prospect toi-même depuis l'espace, et un STOP coupe toute relance tout de suite.

Pour l'indépendant qui prospecte pour son propre compte, le cadrage métier (pas le juridique) est sur prospection email pour indépendant.

En une phrase

Prospecter en B2B par email, en France, c'est possible si tu écris à des gens dont le métier a un rapport avec ce que tu vends, si tu leur dis qui tu es et pourquoi tu as leur adresse, et si tu t'arrêtes quand ils le demandent. Reboundly tient le calendrier, la mention, le STOP et l'arrêt à la réponse. Toi, tu tiens la liste.

5 campagnes réelles

Chaque email part avec la mention RGPD. Le STOP désinscrit. Les relances s'arrêtent à la réponse. Sans carte.

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